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Nouvelles scientifiques
Paris, le 18 novembre 2011 Dernières nouvelles sur le temps de vol des neutrinos
De nouveaux tests réalisés par la collaboration Opera(1) avec une nouvelle configuration du faisceau de neutrinos en provenance du Cern excluent l’une des sources possibles d’erreur systématique qui aurait pu affecter la première mesure du temps de vol des neutrinos. 20 événements de neutrinos associés à ce nouveau faisceau ont ainsi pu être détectés depuis le laboratoire du Gran Sasso avec précision. Les nouvelles mesures ne changent en rien la conclusion tirée initialement, à savoir que les neutrinos semblent arriver plus vite qu’ils ne le devraient.
"Avec le nouveau type de faisceau produit par les accélérateurs du Cern, nous avons été capables de mesurer avec précision le temps de vol des neutrinos, en les prenant un par un", explique Dario Autiero, chercheur du CNRS à l’Institut de physique nucléaire de Lyon. "La mesure effectuée à partir des vingt neutrinos que nous avons enregistrés est d’une précision comparable à notre mesure initiale basée sur les 15 000 autres neutrinos. En outre, l’analyse est plus simple et moins dépendante de la structure temporelle des impulsions de protons et de sa relation avec le mécanisme de production de neutrinos. Néanmoins, l'anomalie observée dans le temps de vol de ces neutrinos entre le Cern et le laboratoire de Gran Sasso nécessite encore des examens complémentaires et doit faire l’objet de mesures indépendantes avant de pouvoir être confirmée ou réfutée". Le 17 novembre, la collaboration a soumis un article sur la mesure du temps de vol des neutrinos à la revue à comité de lecture JHEP. Cet article est en ligne sur le serveur de pré-publication ArXiv.
(1) La collaboration Opera réunit près de 160 chercheurs de 30 institutions différentes à travers 11 pays. Laboratoires du CNRS impliqués dans l'expérience Opera : l'Institut de physique nucléaire de Lyon (CNRS/Université Claude Bernard-Lyon 1), l'Institut pluridisciplinaire Hubert Curien (CNRS/Université de Strasbourg), le Laboratoire de l'accélérateur linéaire (CNRS/Université Paris-Sud 11) qui a participé jusqu'en 2005, le Laboratoire d'Annecy-le-Vieux de physique des particules (CNRS/Université de Savoie), le Centre de calcul de l'IN2P3 (CNRS).
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