Le CNRS
Liens utiles CNRSLe CNRSAnnuairesMots-Clefs du CNRSAutres sites
Accueil In2p3Accueil In2p3

Rechercher :

Rechercher:

  Accueil > Infos recherche > Nouvelles scientifiques

Nouvelle scientifique

 

Paris, le 23 septembre 2015

 

Renouvellement d'EGO-Virgo, le consortium européen
qui traque les ondes gravitationnelles

 

L'accord sur le consortium franco-italien European Gravitational Observatory (EGO) vient d'être renouvelé pour cinq ans. EGO gère notamment l'expérience Virgo qui étudie les ondes gravitationnelles, l'un des derniers piliers de la théorie de la relativité générale qui échappe encore à la démonstration expérimentale. Cette signature intervient au moment où l'expérience Virgo s'apprête à débuter sa deuxième phase d'exploitation, après quatre années de développement du nouvel interféromètre Advanced Virgo.

 

Le renouvellement de l'accord a été signé le 18 septembre par Gabriel Chardin, président du Comité des très grandes infrastructures de recherche (TGIR) du CNRS, et Antonio Masiero, vice-président de l'Istituto Nazionale di Fisica Nucleare (INFN). Il a eu lieu à Cascina (Italie), siège d'EGO et site d'implantation de Virgo.

Signature de l'accord sur le consortium franco-italien EGO par Gabriel Chardin (à gauche sur la photo) et Antonio Masiero (à droite sur la photo) - © Séverine Pérus


"L'extension de ce consortium montre la confiance que les deux organismes nationaux ont envers notre laboratoire, leader européen dans ce domaine, mais aussi et surtout à l'égard de la collaboration Virgo, précise avec enthousiasme Federico Ferrini, directeur d'EGO. Je trouve particulièrement important que le renouvellement de cet accord se fasse le jour même du démarrage de la première prise de données scientifiques du réseau mondial de détecteurs d'ondes gravitationnelles avec les deux détecteurs LIGO aux Etats-Unis. Ces derniers seront bientôt rejoints par Virgo lorsque le travail de mise en service du nouvel interféromètre sera achevé. Un nouveau chapitre important de la physique devrait s'ouvrir prochainement".


Vers un réseau mondial pour détecter les ondulations de l'espace-temps


Selon Antonio Masiero, "EGO est un projet fondamental pour l'INFN car il s'agit d'une première étape vers la création d'un consortium qui assumera le rôle d'un véritable observatoire européen gravitationnel, grâce à la collaboration entre Virgo et GEO600 (l'interféromètre situé en Allemagne) qui pourrait déboucher sur le projet Einstein Télescope (ET), un interféromètre souterrain, à la réalisation duquel travaille la communauté scientifique". En outre, la recherche d'ondes gravitationnelles est un exemple phare d'infrastructure mondiale de recherche, dans le sens où les différents interféromètres, situés aux États-Unis, en Europe, en Italie, en Allemagne et (dans l'avenir) au Japon sont réunis dans un réseau mondial. Ces expériences travaillent ensemble, à travers l'échange de données et d'informations, à tel point que le Groupe de hauts fonctionnaires sur les infrastructures de recherche mondiale (GSO) prend ce réseau comme un exemple d'infrastructure de recherche d'envergure mondiale.


Le consortium EGO pourrait bientôt s'enrichir d'une participation plus forte des Pays-Bas, renforçant ainsi une recherche scientifique européenne de premier plan dans ce domaine. "Les chercheurs attendent de cette nouvelle infrastructure globale, qui bénéficie d'une sensibilité accrue, qu'elle permette la découverte des ondes gravitationnelles," déclare Gabriel Chardin. Avec cette installation, les scientifiques œuvrent à la découverte des minuscules ondulations de l'espace-temps, pièces manquantes dans la vérification expérimentale de la théorie de la relativité générale d'Einstein. La découverte des ondes gravitationnelles ouvrira une nouvelle ère de l'astronomie. Ces ondes, aux côtés des photons, des neutrinos et de l'antimatière, permettront d'avoir une vision "multi-messager" de notre Univers et de faire progresser notre compréhension de la physique et de la cosmologie.


Les laboratoires impliqués dans Virgo


Six laboratoires du CNRS font partie de la collaboration qui construit et exploite l'expérience Virgo :

 

  • Le laboratoire Astroparticules et cosmologie (APC – CNRS / Université Paris Diderot / CEA / Observatoire de Paris)
  • Le laboratoire Astrophysique relativiste, théories, expériences, métrologie, instrumentation, signaux (ARTEMIS – CNRS / Observatoire de la Côte d'Azur)
  • Le Laboratoire d'Annecy-le-Vieux de physique des particules (LAPP – CNRS / Université Savoie Mont Blanc).
  • Le Laboratoire de l'accélérateur linéaire (LAL – CNRS / Université Paris-Sud)
  • Le Laboratoire Kastler Brossel (LKB – CNRS / Université Pierre et Marie Curie / ENS-PSL / Collège de France Paris)
  • Le Laboratoire des matériaux avancés (LMA – CNRS Villeurbanne)

 

D'autres laboratoires du CNRS ont des activités reliées à Virgo, car ils travaillent sur les ondes gravitationnelles, notamment :

 

  • Le Laboratoire Univers et théorie (LUTH - CNRS/Observatoire de Paris/Université Paris Diderot)
  • L'Institut d'astrophysique de Paris (IAP – CNRS/Université Pierre et Marie Curie)

 

Contact chercheur


Barre d'outils Accueil Imprimer Plan du site Crédits Se rendre à l'institut Boîte à outils