Le CNRS
Liens utiles CNRSLe CNRSAnnuairesMots-Clefs du CNRSAutres sites
Accueil In2p3Accueil In2p3

Rechercher :

Rechercher:

  Accueil > Infos recherche > Nouvelles scientifiques

Nouvelle scientifique

 

Paris, le 5 mars 2015

 

Le facteur gyromagnétique d'un noyau auto-conjugué mesuré
avec une précision encore jamais atteinte

 

Des chercheurs du Centre de sciences nucléaires et de sciences de la matière (CSNSM) ont mis au point une méthode alternative permettant de mesurer avec une précision inédite le facteur gyromagnétique (facteur g) d’un état nucléaire de l’ordre de la picoseconde. Grâce à cette dernière, ils ont obtenu la première confirmation expérimentale des prédictions théoriques de la variation de ce facteur dans un noyau auto-conjugué.

 

Du fait de leur constitution, le calcul du facteur g des noyaux auto-conjugués (nombre de protons égal au nombre de neutrons) est égal à 0.5 pour leurs premiers états excités.  Cependant, en prenant en considération plusieurs effets quantiques, comme par exemple les mélanges de configurations, les effets d’échanges de méson et de mélange d’isospin, les théories prédisent qu’une déviation jusqu'à 10 % par rapport à cette valeur devrait être observée. Jusqu’à présent, ce fait n’avait jamais été confirmé expérimentalement. Pour cause, mesurer une telle déviation avec une précision suffisante pour des états de très courte durée de vie (quelques picosecondes) représente un réel défi expérimental nécessitant la mise en œuvre de champs magnétiques à la fois gigantesques (plusieurs millier de Tesla) et très précis.


Pour la première fois, une équipe de recherche est parvenue à confirmer expérimentalement les prédictions théoriques de cette variation du facteur g. Les chercheurs ont réussi cet exploit grâce à la mise au point d’une méthode alternative aux procédés habituels, reposant sur l’utilisation du champ hyperfin d’ions hydrogénoides. Ils ont ensuite appliqué cette dernière pour mesurer le facteur g du premier état excité 2+ du noyau de 24Mg.


L’expérience a été réalisée auprès de l’installation ALTO de l’IPN d’Orsay avec le multi-détecteur Ge ORGAM équipé du dispositif « Orsay Universal Plunger System ». Le résultat obtenu montre une déviation de la valeur g = 0.5 de trois écarts types et constitue la première valeur expérimentale possédant la précision nécessaire pour confirmer les prédictions théoriques. La méthode développée pourra être mise à profit dans le cas des faisceaux radioactifs.

 

Pour en savoir plus

 

Contact chercheur

Barre d'outils Accueil Imprimer Plan du site Crédits Se rendre à l'institut Boîte à outils