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Communiqués de presse

 

Paris, le 26 novembre 2010

 

Invitation presse - Astroparticule et interdisciplinarité

 

Invitation au colloque From the Geosphere to the Cosmos
1er et 2 décembre 2010
Palais de la découverte
Avenue Franklin Roosevelt - 75008 Paris

Un point presse aura lieu le 1er décembre, à 16H15

 

Écouter les baleines depuis chez soi, scanner les volcans grâce aux particules qui traversent la Terre, comprendre l’impact des rayons cosmiques sur l’évolution du climat… L’astroparticule offre aujourd'hui ces possibilités et de nombreuses autres opportunités d’interdisciplinarité : étude de l’atmosphère, océanographie, géologie, biologie des milieux extrêmes… Le réseau européen en astroparticule Aspera(1), le CNRS/IN2P3(2) et le CEA/Irfu(3) invitent les journalistes à venir découvrir ces nouvelles tendances qui seront présentées lors du colloque les 1 et 2 décembre 2010 au Palais de la Découverte à Paris.

 

Au cours du point presse, seront notamment présentés :

  • la plateforme Lido qui permet d’écouter les fonds-marins via Internet ;
  • les projets de radiographie 3D des volcans à l’aide de détecteurs de particules
  • l’expérience Cloud du Cern étudiant la relation entre les rayons cosmiques et la formation des nuages.

 

Explorer de nouveaux territoires

L’astroparticule est un exemple majeur d’interdisciplinarité, mariant les recherches et les techniques de la physique des particules et de l’astrophysique. Ces dernières années, de nouvelles méthodes pour explorer l’Univers ont en effet vu le jour. Avec l’astroparticule, il ne s’agit plus seulement d’étudier la lumière qui nous parvient des étoiles, mais de capturer les particules en provenance directe du cosmos : rayons cosmiques, neutrinos… Dans cette quête, les physiciens sont les dignes descendants des personnages de Jules Verne : ils pêchent les insaisissables neutrinos depuis les grands fonds marins ; ils traquent les particules de matière noire dans les profondeurs de la Terre à l’écoute des moindres murmures de l’Univers ; ils rejoignent l’espace pour affronter le bombardement cosmique incessant en provenance des phénomènes les plus violents de l’Univers : supernovas, trous noirs etc.
En déployant des infrastructures dans des lieux insolites, l’astroparticule offre ainsi de nouvelles opportunités pour d’autres champs de recherche : étude de l’atmosphère, océanographie, géologie, biologie des milieux extrêmes…

Des télescopes pour écouter le chant des baleines

Les mammifères marins chantent sur la même fréquence que les neutrinos des étoiles. C’est de ce constat qu’est née l’idée des physiciens de partager leurs télescopes sous-marins avec des chercheurs en biologie marine. En participant au développement d’un réseau de surveillance acoustique des fonds marins, ils ont déjà mis en évidence en mer Méditerranée des populations inattendues de grands cachalots. Depuis peu, il est même devenu possible d’écouter le chant des baleines et les grands fonds marins en direct depuis chez soi via Internet, grâce à la plateforme Lido (Listen to the deep ocean) : http://listentothedeep.com/
L’expérience Antarès menée au large de Toulon et associant notamment le CNRS, le CEA et l’Ifremer, Nemo en Italie et Nestor en Grèce développent ensemble le projet KM3Net, un télescope sous-marin d’une taille d’un kilomètre cube dont l’objectif est d’ouvrir une nouvelle fenêtre sur l’Univers : l’astrophysique des neutrinos. Au travers du déploiement de lignes de détections de neutrinos dans les grandes profondeurs est apparue la possibilité d’installer des dispositifs permettant l’étude permanente de l’environnement sous-marin : les courants, la faune, la bioluminscence, la sismicité…

Développer de nouvelles technologies

L’astroparticule ouvre également des perspectives étonnantes pour le développement de nouvelles technologies. De la même manière que les rayons X permettent de radiographier le corps humain, les détecteurs issus de la physique des particules devraient bientôt permettre de scanner les volcans en trois dimensions pour mieux étudier leur structure et prévenir les risques liés à leur activité. Interagissant très peu avec la matière, les particules détectées sont de véritables passe-murailles. Elles sont ainsi capables de traverser de très importantes couches de roche, révélant la densité des milieux traversés. L’étude des neutrinos pourrait quant à elle permettre de sonder le coeur de la Terre, à une profondeur bien supérieure que ce qui est possible d’atteindre de nos jours.

Mieux comprendre l’atmosphère et le climat

Les rayons cosmiques sont des particules chargées qui bombardent l'atmosphère depuis l'espace. Le déploiement d’instruments pour leur étude comme l’Observatoire Pierre Auger en Argentine ou certains satellites, permet d’envisager une surveillance systématique et très précise de l’atmosphère sur de larges étendues. Ces expériences ouvrent notamment des perspectives pour étudier la relation entre les rayons cosmiques et le déclenchement de la foudre. Par ailleurs, des études suggèrent qu'ils pourraient avoir une influence sur l’épaisseur de la couverture nuageuse de par la formation de nouveaux aérosols. L’expérience Cluod menée au Cern à Genève, exploite une chambre à brouillard pour étudier un lien possible entre ces rayons cosmiques et la formation des nuages. Les résultats pourraient considérablement modifier notre compréhension des nuages et du climat.


Consultez le programme du colloque

Merci de vous inscrire, en précisant si vous venez au point presse et/ou au colloque, auprès d’Elsa Champion (contact ci-dessous).

 

(1) Aspera est le réseau européen des agences de financement de la recherche en astroparticule. Financé par la Commission européenne, Aspera réunit 17 pays ainsi que le Cern (Organisation européenne pour la recherche nucléaire): www.aspera-eu.org
(2) Institut national de physique nucléaire et de physique des particules du CNRS
(3) Institut de recherche sur les lois fondamentales de l'Univers du CEA

 

Contact communication

  • Aspera :  Arnaud Marsollier, Tél :  (Suisse) 00 41 76 487 2769
  • IN2P3 :  Christina Cantrel, Tél :  01 44 96 47 60

Contact presse

  • CNRS : Elsa Champion, Tél : 01 44 96 43 90
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