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Nouvelles scientifiques

 

Paris, le15 juin 2009

 

Traitement du cancer : 8 M€ attribués par Oseo au projet innovant Alpharit

 

Le projet Alpharit, auquel participe l’IN2P3/CNRS via le laboratoire Subatech(1) à Nantes, a pour objectif de répondre à une préoccupation majeure en termes de santé publique : le traitement des cancers métastatiques de la prostate grâce à la radio-immunothérapie (RIT), projet tout à fait novateur et à haute potentialité thérapeutique. Le projet sera financé par le programme Innovation stratégique industrielle (ISI) d’Oseo à hauteur de plus de 8 millions d’euros sur 6 ans.

 

Ce projet devrait permettre une amélioration significative à la fois dans le prolongement de la durée de vie sans progression de la maladie et la qualité de vie du patient.
Le principe de la radio-immunothérapie consiste à combiner un anticorps, vecteur idéal pour cibler les cellules cancéreuses prostatiques en raison de sa sélectivité antigénique, à un radionucléide qui va irradier et détruire ces cellules. Sur le plan technologique, le projet Alpharit développera d’une part la bêta-RIT, pour laquelle le radionucléide émetteur d’électrons offre des possibilités thérapeutiques prometteuses sur les micrométastases résiduelles, et d’autre part l’alpha-RIT, basée sur un marquage avec un radionucléide émetteur de particules alpha, encore au stade des études préliminaires dans le paysage de la médecine nucléaire mondiale, qui permettra une prise en charge thérapeutique plus précoce, sur des cellules cancéreuses isolées. Ce dernier développement représente une rupture technologique majeure.

La PME chef de file du projet, CIS bio international (Cisbio), est spécialisée notamment dans le développement et la production de médicaments radiopharmaceutiques essentiellement destinés au diagnostic et fait partie du groupe européen IBA. Dans le cadre de ce projet, elle s’est entourée de membres du pôle Atlantic Biotherapies, à savoir la société Chelatec, et de la start-up en biotechnologie Atlab Pharma ainsi que de trois laboratoires nantais spécialisés et complémentaires : le GIP Arronax, le laboratoire Subatech(1) et l'équipe "Recherche en oncologie nucléaire" du Centre de recherche en cancérologie de Nantes-Angers (CRCNA). Le projet est labellisé par le pôle de compétitivité Atlantic Biotherapies, à l’origine de la rencontre entre ces partenaires et de l'émergence de ce projet phare de l'axe radiopharmaceutiques du pôle.

Le projet Alpharit est une plateforme de lancement de nouveaux médicaments radiopharmaceutiques, plus particulièrement orientés vers l’alpha-radio-immunothérapie, pour de multiples applications thérapeutiques.
Il permettra à la médecine nucléaire française d’assurer une position de leadership et de rayonner à travers toute l’Europe.

 

À propos de Subatech

Le laboratoire Subatech(1) regroupe 160 personnes, dont 90 chercheurs, doctorants, post-docs, et 70 ingénieurs et techniciens. Ses disciplines de recherche sont la physique et la chimie nucléaire, et ce, tant sur des sujets très fondamentaux que très appliqués. Les recherches se déploient autour de trois thématiques : "L'Univers à haute énergie" (plasma de quarks et de gluons, rayons cosmiques, détecteurs...) ; "Nucléaire et environnement : énergie et matériaux" (déchets nucléaires, réacteurs, radiolyse, mesure de la radioactivité...) ; "Nucléaire et santé" (Arronax, radioéléments, imagerie...).
Subatech participe également au projet innovant Theranean (Therapy through neutron activation using nanoparticles) pour le développement et la validation préclinique d’une méthodologie de thérapie des tumeurs solides(2), qui a reçu récemment un financement public à l’issue du 7e appel à projets du Fonds unique interministériel(3).

 

À propos du GIP Arronax

Le GIP Arronax a été fondé le 13 décembre 2007 par l’État, la Région Pays de la Loire, le CNRS, l’Inserm, l’Université de Nantes, le Centre de lutte contre le cancer René Gauducheau, l’École des Mines de Nantes et le CHU de Nantes. Il gère un cyclotron de haute énergie/haute intensité capable d’accélérer des protons jusqu’à 70 MeV et d’irradier à une intensité de 2 x 350µA. Il est également capable d’accélérer des particules alpha pour développer la production de l’astate 211. Dédié à la recherche en médecine nucléaire et en radiochimie, c’est un outil unique au monde dont la vocation est d’entreprendre des projets de recherches en partenariat public privé pour faire avancer la médecine nucléaire dans les domaines du diagnostic et de la thérapie.

 

(1) CNRS / Université de Nantes / École des Mines de Nantes
(2) Cette technique implique l’utilisation de particules submicroniques chargées avec des oxydes de lanthanides émetteurs de rayonnement bêta et gamma produits dans un activateur neutronique piloté par un cyclotron.
(3) Voir le communiqué de presse : http://www.lyonbiopole.com/content/media/document.php?id_document=730&id_format=1

 

Pour en savoir plus

Contact chercheur

  • Jacques Martino, directeur de Subatech, Tél : 02 51 85 84 00
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