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Communiqués de presse

 

Paris, le 7 novembre 2008

 

Arronax, un nouvel accélérateur pour la recherche en médecine nucléaire et en radiochimie

 

Le cyclotron Arronax (Accélérateur pour la recherche en radiochimie et en oncologie de Nantes Atlantique) a été inauguré le vendredi 7 novembre à Nantes-Saint-Herblain par le Premier ministre François Fillon. Ce cyclotron constitue une plateforme technologique unique au monde pour la production de radionucléides très demandés par la recherche médicale et par la recherche en physique/chimie nucléaire. Arronax est un outil au service de la recherche fondamentale et de la recherche appliquée, mais aussi de l’enseignement, en étroite collaboration avec les laboratoires Subatech (IN2P3/CNRS – Université de Nantes - École des Mines de Nantes) et CRCNA (Inserm – Université de Nantes).

 

Ce cyclotron possède quatre caractéristiques spécifiques : sa haute énergie (70 MeV), sa haute intensité (700 μA), sa possibilité d’accélérer des protons et des particules alpha, et sa capacité de production de nouveaux radioéléments inégalée. C’est la conjonction de ces quatre paramètres qui font d’Arronax un appareil quasi-unique au niveau mondial.

Sa forte énergie va lui permettre d’accéder à la production de radionucléides très demandés par la communauté de médecine nucléaire, comme le cuivre-67 ou le strontium-82. La disponibilité d’un faisceau de particules alpha va lui permettre de produire également de l’astate-211, émetteur lui-même de particules alpha, pour son application en alpha-radioimmunothérapie : cette nouvelle voie de radiothérapie est actuellement évaluée dans plusieurs centres de recherche, en particulier dans le Centre de recherche sur le cancer de Nantes - Angers (CRCNA).

Sa forte intensité (700 μA) va lui permettre de produire les activités importantes de certains radionucléides, comme le cuivre-67, requises pour les études cliniques de radiothérapie vectorisée. Le cuivre-67 est produit aux USA depuis vingt ans mais à des niveaux d’activité juste suffisants pour des études précliniques chez l’animal : le cyclotron Arronax va permettre de passer des études précliniques à des études cliniques chez des patients.

La production de radionucléides par Arronax ne va pas être limitée à la seule activité de recherche préclinique et clinique. Elle va s’étendre à la production de radionucléides à visée commerciale qui s’inscrit dans la volonté de valorisation économique exprimée par les autorités de tutelle afin de dégager des marges et développer plus encore les activités de recherche. Cette production commerciale s’ouvre ainsi à des partenariats industriels : à cet effet, la Région des Pays de la Loire a investi dans la construction d’un bâtiment en contact étroit avec celui du cyclotron à destination des industriels souhaitant développer une activité directement liée à celle du cyclotron Arronax. Plusieurs industriels ont d’ores et déjà déclaré leur intérêt pour de tels partenariats, actuellement en cours de discussion.

Arronax permettra aussi de mettre des stations d’irradiations à disposition du monde industriel pour tester, par exemple, la tenue de différents dispositifs complexes (comme les circuits électroniques à vocation spatiale) aux rayonnements.

L’activité du cyclotron Arronax s’étendra également à la recherche et l’enseignement en physique et chimie nucléaires, en étroite collaboration avec le laboratoire Subatech (IN2P3/CNRS – Université de Nantes- Ecole des Mines de Nantes). Des études originales porteront sur l’ effet des rayonnements de matériaux inertes et vivants : elles seront réalisées dans une casemate du cyclotron dédiée à ce type de recherche et qui dispose d’une ligne verticale de faisceau pulsé de particules alpha.

Cette même casemate permettra de développer l’enseignement de la physique et la chimie nucléaires, pour lesquels la demande de l’industrie est aujourd’hui très pressante.

Le projet Arronax est aujourd’hui géré par un groupement d’intérêt public regroupant notamment l’IN2P3-CNRS, l’Inserm, l’École des Mines de Nantes, l’Université de Nantes, le Centre de lutte contre le cancer de Nantes et la Région des Pays de la Loire. Il a été mis en oeuvre en juillet 2004 par la Région des Pays de la Loire, qui l’a financé avec l’Etat, les régions Bretagne et Poitou-Charentes, avec les Départements de Loire-Atlantique et de Maine-et-Loire, les métropoles de Nantes et d’Angers, et fonds Feder européens.

 

Contact chercheur

  • Jacques Martino, directeur de Subatech, Tél : 02 51 85 84 00

Contact communication

  • IN2P3 :  Alain de Bellefon, Tél : 01 44 96 47 51
  • IN2P3 :  Christina Cantrel, Tél :  01 44 96 47 60

Contact presse

  • CNRS : Julien Guillaume, Tél : 01 44 96 46 35
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