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Communiqués de presse

 

Paris, le 27 mars 2008

 

Thales, le CNRS et trois établissements d’enseignement supérieur créent le Groupement d’intérêt scientifique "Sources et accélérateurs"

 

Le CNRS (Institut national de physique nucléaire et de physique des particules - IN2P3), l’Université Paris-Sud 11, l’Université Joseph Fourier de Grenoble, l’Institut polytechnique de Grenoble et le groupe Thales, au travers de ses unités industrielles implantées à Vélizy et à Thonon, viennent de créer le Groupement d’intérêt scientifique "Sources et accélérateurs".

 

Officialisée le 26 mars 2008 en présence de Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, la création de ce GIS démontre la volonté des partenaires de favoriser par des actions concrètes la coopération entre les acteurs de la recherche et de l’enseignement supérieur et le monde économique, contribuant ainsi à l’effort national pour l’innovation industrielle.

Thales, aujourd’hui l’un des principaux industriels dans le domaine des sources de puissance hyperfréquences, a la volonté de développer de nouvelles compétences, de nouvelles technologies et de nouveaux produits pour satisfaire aux besoins de futurs accélérateurs de particules exprimés par les communautés scientifiques, industrielles et médicales.

L’IN2P3 a développé, dans le domaine des technologies pour accélérateurs, des savoir-faire et des compétences très pointus qui en font un partenaire privilégié pour Thales. Les sujets de coopération seront axés particulièrement autour des sources de puissances hyperfréquences, des coupleurs et autres dispositifs connexes dans la conception et la fabrication de sections accélératrices.

Cet accord permettra aux partenaires de coopérer sur les études amont, de partager les choix stratégiques concernant les grands instruments (XFEL, FAIR, LHC, Spira2…) et d’optimiser les recherches de financement. Mais surtout, grâce notamment à l’appui des trois établissements d’enseignement supérieur partenaires (Université Paris-Sud 11, Université Joseph Fourier et Institut polytechnique de Grenoble), de nombreux jeunes ingénieurs pourront bénéficier d’une formation doctorale ou post-doctorale avec un encadrement à la fois industriel et académique constitué d’environ vingt-cinq chercheurs, enseignants-chercheurs et ingénieurs qui comptent parmi les grands spécialistes mondiaux de leurs disciplines.

Les activités du GIS permettront aux partenaires de développer de nouvelles solutions industrielles destinées à des applications de haute technologie en plein essor :

  • Dans le domaine de la physique des particules, le développement des machines du futur (collisionneurs électrons-positrons par exemple), exigera l’utilisation de sources pulsées de la classe 50 MW, soit un facteur 10 au-delà des dispositifs aujourd’hui disponibles.
  • Dans le domaine de la physique nucléaire, certains grands projets (faisceaux d’ions pour étude des structures nucléaires, étude de la transmutation des noyaux…), rendront nécessaire l’utilisation de sources continues de classe 1 MW ayant un niveau de fiabilité très au-delà des dispositifs actuels.
  • Dans les sciences appliquées (sources de lumière, sources de neutrons…), de multiples projets européens en cours utilisent des équipements qui exploitent les acquis récents sur les cavités supraconductrices. Ces équipements demandent des dispositifs RF dont les performances en traitement du signal doivent être à la pointe de la technologie.
  • Enfin, les secteurs médicaux et industriels (radio, proton et hadron thérapie, médecine nucléaire, stérilisation, physique des plasmas, sécurité…), sont des domaines en pleine expansion qui demandent des équipements plus intégrés, moins chers, éventuellement transportables, pour lesquels les dispositifs de sources RF devront fonctionner à des fréquences trois fois supérieures aux dispositifs actuels.

Ainsi l’évolution des grands équipements et autres accélérateurs impliquera dans le futur l’intégration de dispositifs qui devront démontrer des performances bien supérieures à celles observées aujourd’hui. Ce GIS constituera un atout majeur pour l’innovation industrielle française. Au-delà des partenaires déjà signataires de la convention, ce GIS a vocation à s’ouvrir à d’autres acteurs majeurs du domaine en France et en Europe. Des discussions sont déjà engagées dans ce sens.

 

Contact communication

  • IN2P3 :  Alain de Bellefon, Tél : 01 44 96 47 51

Contact presse

  • CNRS : Julien Guillaume, Tél : 01 44 96 46 35
  • Thales, Components & Subsystems : Michèle Bogatirsky, Tél : 01 30 70 36 43
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