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Dossiers de presse

 

Paris, le 19 février 2002

 

Spiral : un nouvel outil pour la physique nucléaire

 Le communiqué de presse

 


 

Grâce aux faisceaux d’isotopes rares (radioactifs) du Ganil, la France occupe aujourd’hui une place de premier plan au niveau mondial dans le domaine de la physique du noyau atomique. La nouvelle installation Spiral doit conforter cette place à court terme. Pour l’avenir de ce domaine, une réflexion européenne et mondiale approfondie a été conduite ces deux dernières années, d’une part par le comité d’experts de l’ESF (European science foundation), d’autre part par l’OCDE dans le cadre d’un forum "Mégasciences" sur la physique nucléaire. Les deux organisations ont considéré comme prioritaire la construction d’installations de seconde génération de faisceaux d’isotopes rares. C’est dans ce cadre global que peut se décliner la stratégie du Ganil.

Spiral aujourd’hui et demain

L’ensemble Spiral, qui a démarré au Ganil en septembre 2001, est une machine de première génération particulièrement bien adaptée à la production et à l’accélération de noyaux légers et moyennement lourds (de l’hélium au krypton) à des énergies de 2 à 25 MeV/nucléon. Ce projet a reçu un soutien financier important de la région Basse-Normandie et de nombreux laboratoires étrangers ont participé à l’élaboration de nouveaux équipements expérimentaux.
À moyen terme, c’est-à-dire à partir de 2006, une extension de Spiral (Spiral 2) permettrait de produire et d'accélérer des fragments de fission en utilisant des méthodes originales mises au point, entre autres, dans le cadre d’une R&D européenne "Spiral phase 2" en collaboration avec la Belgique, les Pays-Bas et la Finlande. Grâce à ce projet, qui reste de taille modeste dans son coût (de l’ordre de 25 M€ pour la construction du bâtiment, de l’ensemble cible-source et des lignes de faisceaux), la France disposera au Ganil, d’une installation intermédiaire entre la première et la seconde génération, ce qui lui donnerait une réelle avance technologique et une position forte dans la perspective, à l’horizon 2010, de la construction d’une machine européenne de seconde génération.

La stratégie à long terme (2010 - 2012)

Au niveau européen, tous les grands laboratoires (France, Allemagne, Belgique, Cern, Finlande, Grande-Bretagne, Italie, Suède) participent à une réflexion au sein d’un programme de R&D financé par l’Union Européenne. Il s’agit du programme Eurisol (European isotope separation on-line radioactive nuclear beam facility) qui vise à définir un avant-projet européen d’une installation de seconde génération.
Ce travail doit aboutir à l’élaboration d’un rapport présentant un "conceptual design" et à la recommandation d’un certain nombre d’études techniques jusqu’en 2006, date à laquelle le choix d’un site devrait être effectué. La construction pourrait ensuite démarrer pour un fonctionnement en 2010 ou 2012. Parmi les laboratoires candidats à l’accueil d'Eurisol en Europe, Ganil est certainement aujourd’hui l’un des prétendants les plus sérieux.

Au niveau mondial, le forum "Mégasciences" de l’OCDE avait considéré comme prioritaire la construction d’installations de seconde génération de faisceaux d’isotopes rares de deux types complémentaires (à haute et basse énergie) en Amérique, en Europe et en Asie (rapport OCDE, janvier 1999). Ces recommandations sont d’ores et déjà prises en compte. Ainsi, Isac au laboratoire Triumf (Canada) utilise dès à présent des faisceaux de protons de 20 milliampères à une énergie de 500 MeV avec la méthode Isol de séparation en ligne. Au laboratoire japonais Riken, des augmentations d'énergie et d’intensité des faisceaux sont en cours. En outre, plusieurs projets comme celui de GSI en Allemagne et de RIA aux États-Unis ont pour objectif de développer des faisceaux de fortes intensités depuis les protons jusqu’à l'uranium. Des projets de production de faisceaux de protons de haute intensité sont par ailleurs en gestation à moyenne énergie en Grande-Bretagne, à basse énergie à Legnaro en Italie.

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