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Communiqués de presse

 

Paris, le 6 juin 2000

 

Le CNRS participe au projet de physique des neutrinos CERN - Gran Sasso

 

Le CNRS va contribuer à la réalisation d’un faisceau de neutrinos de haute énergie qui ira du Cern en Suisse, jusqu'au laboratoire souterrain du Gran Sasso en Italie, à 730 km de distance. Quatre laboratoires de l'IN2P3(1)/CNRS sont impliqués, tant dans la construction du faisceau que dans la participation aux expériences. L’accord entérinant cette contribution sera signé le 7 juin par Catherine Bréchignac, directeur général du CNRS, et Luciano Maiani, directeur général du Cern, au moment où l’ensemble du Comité de direction du CNRS se réunira au Cern.

 

Le projet Cern - Gran Sasso, approuvé en décembre dernier, est une expérience de physique des neutrinos. Il répond à trois objectifs scientifiques principaux :

  • confirmer que la disparition des neutrinos muoniques est liée à un phénomène d’oscillation(2),
  • mesurer précisément les paramètres de cette oscillation qui donnent accès à la valeur de la masse des neutrinos,
  • préciser si les neutrinos muoniques oscillent bien en neutrinos tauiques.

En effet, un des enjeux fondamentaux de la physique des neutrinos est actuellement la question de leur masse. Si l’on démontrait que la masse du neutrino n’est pas nulle, cela aurait des répercussions non seulement sur la connaissance des propriétés intrinsèques de cette particule, postulée dans les années trente par Wolfgang Pauli, mais également sur le bilan global de la masse totale de l'Univers. Déjà en juin 1998, l’équipe américano-japonaise de l’expérience SuperKamiokande a apporté des éléments déterminants en faveur d'une masse non nulle des neutrinos.

Les équipes concernées par l'expérience du Cern devront tout d’abord construire le faisceau. Le laboratoire de l’accélérateur linéaire d'Orsay (IN2P3/CNRS) sera maître d’œuvre de la réalisation d'un élément essentiel : le système de la "corne" et du "réflecteur". Dans les immenses salles du laboratoire souterrain du Gran Sasso, près de Rome en Italie, on prévoit d’installer deux détecteurs : Opera et Icanoe. Quatre laboratoires de l’IN2P3/CNRS ont choisi de concentrer leurs efforts sur l'expérience Opera. Ils rejoignent ainsi la centaine de physiciens de plus de vingt instituts mondiaux impliqués dans cette expérience. En principe, le début des prises de données est prévu en 2005.

 

(1) Institut national de physique nucléaire et de physique des particules
(2) Le phénomène d’oscillation est lié à la capacité d’un neutrino de se transformer en un neutrino d’une autre espèce. Si ce phénomène est mis en évidence, c'est un signe de l’existence d’une masse non nulle des neutrinos. La probabilité d'oscillation est d’autant plus importante que la distance parcourue par les neutrinos est plus grande.

 

Contact communication

  • IN2P3 : Geneviève Edelheit

Contact presse

  • CNRS : Stéphanie Bia
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