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Dossiers de presse

 

Paris, le 26 mai 1999

 

L'observatoire Pierre Auger, projet international de détecteur de rayons cosmiques de très haute énergie

 


 

La détermination des sources des rayons cosmiques de très hautes énergies, aujourd'hui inconnues, fait partie des objectifs que s'est fixée l'Observatoire Auger. Pour réaliser cet objectif, il faut connaître la direction d'arrivée de chaque rayon cosmique avec une très grande précision. Cette performance ne peut être atteinte que si le temps d'arrivée de la gerbe est connu avec une précision relative de 15 nanosecondes. Cette précision doit être obtenue :

  • en temps réel, c'est-à-dire sans possibilité d'effectuer une moyenne sur plusieurs mesures ni de traitement postérieur
  • à coût réduit car il y a un grand nombre de détecteurs à équiper
  • à faible consommation du fait de l'alimentation en électricité par panneaux solaires.

L'équipe Temps-Fréquence de l'Observatoire de Besançon assure la responsabilité du système de datation des rayons cosmiques. La solution mise en oeuvre consiste à utiliser, sur chaque détecteur, une horloge locale à 100 MHz calibrée par un récepteur GPS miniature, qui assure, en même temps, la synchronisation entre les détecteurs dans tous les points du réseau. Cette tâche est réalisée en étroite collaboration avec les équipes de l'IN2P3. L'Observatoire de Besançon assure également la co-responsabilité de la coordination de l'ensemble des travaux sur l'électronique des détecteurs qui se déroulent principalement dans les laboratoires cités ci-dessus et aux États-Unis.

En plus des objectifs en astrophysique du projet Auger, l'Observatoire de Besançon a trouvé un grand intérêt à y participer car ce problème de datation se situe dans le cadre de ses recherches fondamentales sur la métrologie du temps. Par ailleurs, le développement du système de datation pour ce projet fait partie de ses études sur l'utilisation des récepteurs GPS miniatures pour le transfert de temps.

Les résultats obtenus ont trouvé rapidement des applications industrielles. Ainsi, le laboratoire a développé un système de raccordement d'horloge à l'échelle de temps national qui exploite ces récepteurs GPS miniatures. La méthode a été certifiée par le Comité français d'accréditation (Cofrac) et est maintenant utilisée par plusieurs entreprises industrielles. L'Observatoire de Besançon est en effet habilité par cet organisme en tant que Centre d'étalonnage agréé et fait partie de la chaîne nationale de métrologie du Bureau national de métrologie.

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