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Dossiers de presse

 

Paris, le 26 mai 1999

 

L'observatoire Pierre Auger, projet international de détecteur de rayons cosmiques de très haute énergie

 


 

Les chercheurs du CNRS ont pris part au projet d'observatoire Pierre Auger dès sa phase de conception puisque le premier colloque intitulé "International workshop on techniques to study cosmic-rays with energies greater than 1019 eV" s'est tenu à Paris en avril 1992, auLlaboratoire de physique nucléaire des hautes énergies de l'IN2P3/CNRS à l'Université de Jussieu.

Ce grand projet scientifique international, qui regroupe des institutions de recherche de 19 pays du monde entier, a pour ambition d'étudier le rayonnement cosmique à une énergie supérieure à 1020 eV. Une énergie aussi élevée concentrée dans une seule particule d'origine cosmique soulève d'importantes questions scientifiques :

  • quelle est la nature de cette particule ?
  • d'où vient-elle ?
  • comment a-t-elle été accélérée ?
  • comment interagit-elle ?

Dans l'état actuel des connaissances, il n'existe pas de réponse satisfaisante à toutes ces questions qui soit compatible avec le petit nombre de particules observées jusqu'ici dans ce domaine d'énergies. L'intérêt du projet est de rendre possible une observation significative de ces particules, tant en nombre d'événements qu'en qualité des caractéristiques mesurées. Il permettra ainsi l'étude de leurs propriétés et ouvrira une nouvelle fenêtre d'observation de l'Univers.

Ces questions intéressent plusieurs départements scientifiques du CNRS :

  • le département des sciences physiques et mathématiques qui a la tutelle de la physique théorique ;
  • le département de physique nucléaire et corpusculaire qui est en charge des études expérimentales sur les particules subatomiques ;
  • le département des sciences de l'univers qui étudie l'ensemble des phénomènes astronomiques ;
  • le département des sciences pour l'ingénieur pour les aspects liés aux télécommunications.

Un long travail de préparation du projet a été effectué par les équipes de recherche du CNRS. Il a été régulièrement suivi par les instances d'évaluation compétentes et financé par les départements scientifiques et les laboratoires.

L'intérêt scientifique incontestable du projet, joint à la crédibilité des techniques expérimentales proposées, ont convaincu le CNRS de s'engager dans la collaboration internationale qui se structure actuellement pour la réalisation du premier site de l'observatoire Auger, implanté en Argentine afin d'observer le ciel austral. Les contributions des équipes françaises porteront sur l'électronique de l'expérience et son acquisition de données, ainsi que sur le traitement de celles-ci, leur analyse, leur interprétation et leur modélisation.

Cette activité sera conduite dans un esprit interdisciplinaire ; il est prévu de la soutenir par des crédits de recherche d'environ 13 MF répartis sur 4 à 5 ans et provenant pour une part des départements scientifiques mais principalement d'un programme interdépartemental "astroparticules" qui sera lancé en 2000.

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