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Communiqués de presse

 

Paris, le 8 septembre 1999

 

De nouveaux résultats sur la matière noire de notre galaxie

 

Depuis les années 70, il a été établi que notre galaxie est plongée dans un "halo" de matière obscure, dont la masse totale est une dizaine de fois celle de toutes les étoiles visibles en son sein. Préciser la nature de cette matière obscure est aujourd'hui l'un des objectifs les plus importants de la cosmologie. De nouvelles conclusions sont apportées par la collaboration Eros, qui regroupe des chercheurs du CEA et du CNRS.

 

Au cours de ces dernières années, les physiciens et astrophysiciens des deux collaborations Macho et Eros, ont découvert, en mesurant nuit après nuit la luminosité de dizaines de millions d'étoiles appartenant au grand et au petit nuage de Magellan, quelques étoiles qui subissaient un effet de microlentille gravitationnelle, mettant en évidence le passage d'un objet céleste sombre sur leur ligne de visée.

Une interprétation possible de ces événements, suggérée il y a trois ans par les chercheurs de la collaboration Macho, était que le halo de matière noire qui entoure notre galaxie pourrait être entièrement constitué de ces objets sombres. Dans ce cas, compte tenu des durées des événements observés, une estimation de la masse de ces objets obscurs se situerait quelque part entre la masse du Soleil et le dixième de celle-ci.

Les équipes de la collaboration Eros viennent d'annoncer dans deux congrès, d'abord en août à Boston aux États-Unis (Gravitational lensing : progress and future goals), puis actuellement à Paris (Topics in astroparticule and underground physics, Taup), que cette interprétation n'est plus quantitativement viable, car au moins trois fois plus d'événements auraient dû apparaître dans les données accumulées par ces équipes au cours des trois dernières années de mesures.

Les observations se poursuivent en vue de préciser l'origine de ces phénomènes de microlentilles gravitationnelles. Plusieurs hypothèses sont actuellement explorées. Il semblerait que certains des événements observés proviennent d'étoiles normales, de faible masse, situées au sein même des deux nuages de Magellan.

 

Contact chercheur

  • CNRS,Lydia Iconomicou-Fayard, Tél : 01 64 46 84 47
  • CEA, Michel Spiro, Tél : 01 69 08 23 86

Contact communication

  • IN2P3 : Geneviève Edelheit
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