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La matière noire de l'Univers

 

Eros (France) et Macho (USA)

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Comme la probabilité qu’une étoile naine brune intercepte une étoile visible est très faible, il faut observer plusieurs millions d’étoiles, par exemple dans les nuages de Magellan, satellites de la Voie Lactée, afin de pouvoir observer quelques naines brunes de cette façon indirecte.
Á quelques dizaines de milliers d’années-lumière de nous, ces deux galaxies naines offrent en effet des millions d’étoiles, toutes situées à peu près à la même distance, au-delà de la majeure partie de la matière cachée de notre galaxie. Au début des années 1990, se met donc en place un ambitieux programme de détection d’étoiles de faible masse par effet de microlentille.
Après des premières annonces retentissantes en 1993, l’expérience française Eros au Chili et sa concurrente américaine Macho en Australie parviennent finalement à la conclusion, après dix ans d’observations de plusieurs dizaines de millions d’étoiles, que les étoiles sombres ne peuvent, au plus, représenter qu’une dizaine de pour cent du “halo” de matière cachée de notre galaxie. En effet, seules quelques amplifications de luminosité d’étoiles ont été observées alors que des dizaines d’amplifications étaient attendues si les naines brunes constituaient la majeure partie de la matière cachée galactique.

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